Communiqué, le 18 oct 2026
Quelque 30 000 personnes se ont mobilisées contre la vie chère ce 17 octobre à Lyon et dans l'agglomération, pacifiquement pour l’énorme majorité, en convergence avec les revendications du mouvement de la jeunesse. Ils étaient plus de 500 000 dans tous le pays, surgissant à la surprise du pouvoir qui refuse de voir cette colère accumulée !
Nous leur apportons notre soutien entier et tout particulièrement au mouvement lycéen et de la jeunesse, à ses revendications légitimes. Ils et elles manifestent contre leurs conditions d’études très dégradées (locaux indignes, matériels insuffisants, profs et autres personnels manquants, etc.), mais aussi plus largement vis à vis de leur avenir qui leur paraît très sombre sur le plan social, écologique, démocratique. C’est une révolte de la jeunesse pour son émancipation et elle appelle une convergence dans un mouvement général ( lycéens étudiants agriculteurs salariés ) pour faire céder le pouvoir sur les revendications de toutes et tous.
Tout cela est la résultante d’années de dégradation des services publics, d’éducation en particulier, au nom d’un ordre économique fait pour favoriser une minorité de privilégiés dont la fortune n’a cessé d’augmenter pour atteindre des niveaux indécents.
Quelle a été la réponse du Gouvernement ? D’abord et avant tout la répression dans l’objectif du pourrissement : usage à tout va d’armes dangereuses ayant occasionné des blessures graves, des milliers d’arrestation en grande majorité de mineurs. Et puis des simili concertations chères au Président Macron qui ne débouchent sur rien, et obscurcissent l’avenir .
Le Gouvernement et le Président doivent complètement changer d’attitude et de politique vis à vis de ce mouvement qui est une lame de fond : d'abord écouter le message de la jeunesse, engager la formation et l'embauche massive de personnel dans les établissements scolaires, revoir à la hausse les dotations aux collectivités locales afin d’engager une rénovation sérieuse des établissements et de leur fournir les moyens nécessaires. Et bien sûr arrêter de réprimer.
Nous condamnons avec tout autant de force les dégradations de bâtiments publics, de matériel urbain et les pillages, notamment l'incendie de l'Office du Tourisme de la Place Bellecour. Ces saccages ne vont pas favoriser l’élargissement nécessaire du mouvement notamment en perspective du 5 novembre, journée interprofessionnelle et intersyndicale. Loin de favoriser une issue positive, Ils suscitent le rejet et la peur qui risque d’aboutir à l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite flanquée d’une droite ralliée.
Satisfaction des revendications des lycéens et lycéennes, de la jeunesse.
Satisfaction des revendications de tous ceux et celles lourdement impactés par la vie chère
Convergence et élargissement des mobilisations
Défense de nos manifestations déterminées, responsables et pacifiques !
Non à la répression. Oui aux négociations !
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